Les rosiers miniatures garnissent avantageusement les balcons. Cependant, les plantes de balcon sont très exposées, c’est pourquoi elles nécessitent un entretien particulier. Généralement, elles sont aussi plus sensibles aux maladies. Si elles bénéficient de soins appropriées, elles peuvent apporter beaucoup de satisfaction à leur propriétaire.
Choisir le rosier
Le premier choix doit se porter sur l’espèce à cultiver. En général, les rosiers modernes supportent mieux la culture en pot que les rosiers anciens. A cause de leurs racines qui se développent beaucoup, les rosiers grimpants ne doivent pas être cultivés dans des contenants. Il est préférable de choisir des rosiers miniatures ou des rosiers greffés sur Rosa à extension limitée. Tous les autres types de rosiers compacts et petits peuvent aussi convenir. La plante en elle-même doit être choisie avec précaution. Les tiges ne doivent pas sembler frêles ou tassées : il faut qu’elles soient robustes et bien distribuées. La présence d’épines est un facteur positif. Le feuillage doit être abondant et d’un vert uniforme : les feuilles ne doivent être ni jaunâtres ni avoir des taches noires. Enfin, il faut vérifier l’enracinement de la plante à travers la motte qui doit rester compacte, humide et avec des racines de teinte assez pâles.
Un investissement assez conséquent doit être fait dans les contenants : les rosiers ne peuvent pas fleurir s’ils ne disposent pas de l’espace nécessaire. Les matériaux existants pour les bacs sont le béton, le bois, le plastique et les fibres. La différence se situe dans le poids du contenant pour plus de mobilité, mais l’essentiel se situe dans leurs dimensions. Il faut au moins 50 cm de profondeur et 50 cm de largeur, mais la largeur doit être au moins de 50 cm si le rosier se développe beaucoup. Il faut que la base des contenants soient percés pour l’écoulement de l’eau.
revenir en hautPlanter le rosier
La préparation du pot vient en premier lieu. Il faut commencer par une couche de 10 cm de gravier pour le drainage, qu’on protègera avec une natte filtrante. Le reste est un mélange de compost et de terre, associé avec de l’engrais. La quantité doit être de 30 g pour 10 litres de terreau. Ensuite, le pot doit être arrosé abondamment pour humidifier la motte. On peut même immerger le pot dans un seau d’eau, cela élimine toutes les bulles d’air. Il faut ensuite placer la plante de manière à immerger le point de greffe afin de permettre la formation des racines et d’empêcher l’apparition des branches sauvages. Il faut ensuite tasser la terre et la remonter autour du rosier pour former une cuvette d’arrosage. Cette dernière doit être alimentée avec de l’eau après la plantation.
revenir en hautLes techniques d’entretien
Si les rosiers en pot doivent être surveillés régulièrement, surtout en période de sècheresse, il ne faut que la motte de terre ait le temps de sécher entre les arrosages. Ainsi, il faut absolument proscrire les petits arrosages quotidiens. Une bonne moyenne se situe aux alentours de deux fois par semaine, il est plus sûr de procéder à une vérification de la consistance de la motte avant de procéder à l’arrosage. Pour lutter contre les maladies, il faut utiliser des fongicides, parfois des insecticides et acaricides si nécessaires. Les rosiers en pot sont plus fragiles que les plantes de jardin. Pour l’engrais, l’astuce est d’utiliser les pastilles à libération lente. Le rempotage n’est pas utile aux petites plantes, il suffit de renouveler la partie supérieure de la terre contenue dans le pot, cette opération s’appelle le surfaçage. En moyenne, un rosier en pot bien entretenu peut vivre jusqu’à 10 ans.