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La pratique du compagnonnage et son intérêt en agriculture

Le compagnonnage est une méthode de culture pratiquée par les agriculteurs d’antan, qui consiste à cultiver côte à côte deux espèces de plantes différentes ayant une action synergique bienfaisante. La plante compagne pourra ainsi contribuer à la croissance de l’autre en la protégeant des parasites et des maladies végétales. Par ailleurs, le purin provenant de la désintégration de certaines plantes favorisera la croissance d’autres espèces. La pratique du compagnonnage permettra ainsi d’éviter l’utilisation abusive d’engrais chimiques et de divers pesticides.

Les plantes compagnes

La consommation de produits et d’aliments « bio » est en vogue depuis quelques années. La pratique du compagnonnage trouve du succès auprès des professionnels de l’agriculture mais aussi auprès des simples amoureux du jardinage. La réussite d’un bon compagnonnage nécessite la connaissance des facteurs l’influençant et des associations de plantes bénéfiques ainsi que les règles de culture à suivre. Toutefois, les bienfaits des plantes compagnes ne seront palpables qu’à partir de la deuxième année de coexistence.

La conduite d’un bon compagnonnage

Bien qu’efficace, l’association de plantes connues ne délivreront pleinement leur vertu que si leur lieu de culture est sain et fertile. Dans ce but, le sol sera préalablement cultivé avec des plantes à feuilles caduques qui se transformeront plus tard en humus. Les feuilles de moutarde ou de sarrasin feront un excellent engrais. La réussite d’un bon compagnonnage tiendra également compte de la morphologie des racines des plantes car certaines possèdent des racines superficielles alors que pour d’autres, elles seront plutôt situées en profondeur. La rapidité ou la lenteur de croissance des plantes sera aussi un facteur-clé à la réussite de leur association, cette croissance dépendant elle-même du climat et des saisons.

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Intérêts de la culture des plantes compagnes

Tout d’abord, cette méthode permet d’éviter l’utilisation intempestive d’engrais chimiques et de pesticides. L’humus obtenu par la désintégration de certaines plantes sera suffisant pour fertiliser la terre. On pourra s’abstenir d’employer des produits chimiques, sources de polémique pour leur effet néfaste sur l’environnement. Un autre avantage de la pratique du compagnonnage est la possibilité de ne plus recourir aux insecticides et aux pesticides pour déparasiter les cultures. Ces produits sont nocifs pour le corps humain en cas d’excès sur les cultures vivrières. La culture de plante compagne permettra dans certaines associations d’éloigner les insectes et les animaux destructeurs. Certaines plantes compagnes ont par ailleurs la vertu de lutter contre des maladies végétales. Finalement et non des moindres, il existe des plantes capables de favoriser la croissance d’autres espèces soit par une action fertilisante de leur humus, soit par leur apport dans la germination.

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Les bons exemples d’association de plantes

Les intérêts du compagnonnage étant multiples, il faudra choisir la bonne combinaison de plantes pour obtenir le résultat escompté. Ainsi, l’odeur dégagée par la menthe verte éloignera les pucerons des rosiers. La moutarde a une action de répulsion sur les papillons blancs qui attaquent les choux. Le fenouil sur les plates-bandes des salades fera fuir les limaces. L’ail, la ciboulette ou les échalotes éloigneront les insectes. De même, les poireaux cultivés entre les carottes feront fuir les teignes. La capucine quand à elle, évitera aux pucerons de s’approcher des arbres fruitiers. Pour éviter aux vers de ravager une plantation de framboises, on plantera à leur côté du myosotis.

Comme annoncé plus haut, certaines maladies d’arbres fruitiers peuvent être évitées par la culture de plantes compagnes. La culture de ciboulette ou d’ail près des pommiers empêchera la formation de la gale ou du chancre sur les écorces. Parmi les plantes bénéfiques sur la croissance d’autres espèces, on peut citer les fougères qui accélèrent la germination des plantes voisines. Notons qu’il faut éviter certaines associations de plantes comme la tomate et les abricotiers car les racines des tomates nuisent à leur croissance. L’absinthe et le fenouil sont à éloigner des pousses de tomates car ils empêchent la croissance de ces dernières.

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