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Les méthodes et conseils pour planter et entretenir un palmier

Utilisé comme arbre d’ornement, le palmier confère une atmosphère de détente et de relaxation à l'endroit où il est planté. Cependant, il a d’autres utilités à l'exemple de la production d'huile végétale. Son tronc, encore appelé stipe, se développe en une tige fibreuse soutenant les feuilles terminales. Les feuilles du palmier (aussi appelées frondes) sont dites palmées lorsqu’elles se déploient comme un éventail, et pennées quand elles ressemblent à des plumes. Les palmiers adultes donnent des fleurs au printemps et en été.

Le Palmier

La majorité des palmiers (200 genres pour plus de 2000 espèces) est importée des régions tropicales. Ils supportent difficilement l’hiver neigeux, excepté quelques espèces comme le « chamaerops humilis » qui est originaire de France et le « trachycarpus fortunéi » qui est habitué à la neige dans la région de l’Himalaya. Pour mieux maîtriser la culture du palmier, nous examinerons d’abord les problèmes d’existence du palmier dans son milieu de vie en ce qui concerne les parasites ou les maladies et les différentes solutions pour y remédier. Ensuite, nous verrons la multiplication du palmier et enfin sa plantation et son entretien.

Les parasites et les maladies du palmier et les remèdes

Peu malade, le palmier est plutôt la cible de dangereux ravageurs qu’il faut savoir combattre ou éviter en adoptant quelques mesures de prévention. Le Rhynchophorus ferrugineus est un coriace ravageur du palmier à huile et du dattier. Sa larve au bec brun se reproduit dans le palmier, causant la mort de ce dernier. Sa mise en quarantaine est décidée depuis mai 2007 par l’Union Européenne. Le papillon Paysandisia archon, un autre insecte parasite, serait introduit en Europe par l’importation de palmiers d’Amérique latine. Après la ponte, sa larve entre au cœur du palmier par le tronc ou le rachis des feuilles, évolue en cocon puis en insecte et perfore les palmes. Au bout d’un certain temps, les feuilles jaunissent et la plante meurt. La lutte contre ce fléau consiste à abattre et à détruire systématiquement par incinération les palmiers grandement atteints. Cependant, il faut d’abord informer le service de la protection des végétaux de la présence du papillon. Quant aux acariens, moins virulents à l’image de l’araignée rouge, ils causent la décoloration des feuilles. On les élimine par l’usage des acaricides. Il existe aussi certains champignons qui s’attaquent aux feuilles du palmier affaibli. C’est le cas des phytophtoras qui provoquent la mort des feuilles et du bourgeon terminal. On les traite avec de puissants fongicides comme la bouillie bordelaise. Il peut arriver également que le bourgeon pourrisse. Ceci est due aux infections de plaies et des blessures et se manifeste par la déformation des feuilles. Pour soigner le palmier, on enlève les parties atteintes et on traite avec un fongicide conseillé par un professionnel. Enfin, la fusariose est une maladie qui se manifeste par la mort des feuilles sur un même côté du palmier. Elle se transmet par l’eau ou le sol et par les objets tranchants infectés qu’on a utilisés et qui ont provoqué des blessures dans le palmier. Il n’existe pas encore de traitement efficace, seules des mesures préventives permettent de l’éviter.

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La multiplication

Les spécialistes du palmier utilisent une technique efficace mais lente pour le multiplier. Il s’agit de la culture en serre des semis qui peut nécessiter jusqu’à deux ans pour la germination de certaines graines et plus longtemps encore pour obtenir un jeune palmier. Les plants obtenus sont excellents et donneront, s’ils sont bien entretenus, des plantes à longue durée de vie, mais le temps d’attente est trop élevé. Une autre méthode d’obtention de plants moins contraignante existe : c’est la méthode des rejets. Elle consiste à détacher les rejets produits par certains palmiers et de les empoter. Il faut choisir au pied d’un palmier sain, qui ne présente aucun signe d’attaque de ravageurs, un rejet ayant au moins trois feuilles et pourvu de racines. Pour le détacher, il convient d’utiliser un couteau à la lame tranchante en veillant à bien le désinfecter et à faire le moins de blessure possible. Appliquer ensuite une couche de fongicide sur les coupures pour prévenir toute contamination bactérienne et toute pourriture. On plante le rejet dans un sachet en plastique contenant un mélange humide de sable et de tourbe. On conserve le tout à la lumière sous une température entre 20 et 25°C. Eviter le dessèchement du sable mélangé en arrosant par moment. Au bout de trois mois, le rejet poursuivra son développement. On pourra alors exposer de temps en temps la plante à l’air ambiant. On l’arrosera très peu tout en fertilisant mensuellement le sol. Au printemps suivant, on pourra rempoter en veillant au drainage du sol si on veut une plante d’intérieur, sinon on peut déjà enfouir la plante dans le jardin avec le sachet plastique s’il n’est pas encore usé, en respectant les conditions de plantation et d’entretien.

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La plantation et l’entretien du palmier

Planter un palmier consiste à la mise en terre en plein air ou à son empotage pour les palmiers d’intérieur. Pour l’empotage, il faut bien drainer le sol de plantation en mettant au fond du pot une couche de tessons de grès, un mélange de terreau de feuilles et un peu de tourbe. Des grosses racines blanches vont sortir par les trous de drainage du pot tandis que des radicelles vont remonter en surface, il ne faut surtout pas s’en débarrasser à moins qu’on veuille expressément stopper la croissance de la plante. Un rempotage est nécessaire après deux à trois ans lorsque le pot est sérieusement débordé. Il est préférable d’utiliser un pot de grès ou en plastique pour les jeunes plants, et en matière plus dure pour les plantes en fin de croissance. Ce pot doit être trois à quatre fois plus grand que le précédent car le palmier a besoin de beaucoup d’espace. Il faut bien damer le mélange autour des racines sans les détruire ou les blesser. Prévoyez plus de 5 cm entre le bord du pot et le niveau du mélange pour rendre commode l’arrosage et permettre le gonflement du mélange suite au développement des racines. Lorsque la plante atteindra son seuil de développement, on ne fera plus de rempotage mais plutôt un renouvellement d’une couche de 5 cm à la surface du mélange. En plein air, on procède de la même manière en creusant un trou large et très profond. En hiver, il faut recouvrir les jeunes plants d’un paillis et d’un tissu d’hivernage. Les arrosages varient d’une espèce de palmier à l’autre, mais en général ils seront fréquents en période de croissance.

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