On doit accorder aux chênes des soins particuliers, notamment durant les trois premières années suivant la plantation. Par ailleurs, certaines espèces de chênes ne supportent pas le calcaire tandis que d’autres le réclament. Les autres soins doivent permettre de prévenir ou d’éradiquer les maladies pouvant affecter le chêne, notamment le « processionnaire du chêne » ou l’attaque d’insectes nuisibles comme la cochenille.
Conseils pour la plantation du chêne
Les arbustes sont généralement vendus en pot. Attention, les chênes caducs, bien que rustiques, ne supportent pas du tout le calcaire. Ceux à feuillage persistant, peu rustiques donc plutôt sensibles, tolèrent par contre les sols riches en calcaire. Il est possible de garder l’arbuste dans le pot jusqu’à une certaine hauteur, à 60 centimètres, avant de le planter en terre. Creusez un trou assez profond, plus de 20 centimètres, pour contenir les racines. Placez l’arbuste dans le trou après avoir démêlé si nécessaire les racines. Enrichissez de terre de bruyère ou d’engrais pour conifères. Recouvrez le trou et tassez fermement le sol tout autour de l’arbuste. Arrosez régulièrement tous les jours et abondamment.
Les exigences de l’arbuste varient selon les espèces. Le chêne rouge d’Amérique ou Quercus rubra est une espèce très imposante, pouvant atteindre une hauteur au-delà de 20 mètres. Réservé aux vastes espaces des grands jardins privés ou des parcs, il préfère les zones ensoleillées ou à défaut la mi-ombre. Ses feuilles à l’automne permettent de réaliser de belles compositions florales en vase. Le chêne pyramidal ou Quercus pedunculata « fastigata » fait 8 mètres en moyenne à l’âge adulte. Avec son port érigé, il se prête parfaitement aux jardins moyens. Sa seule exigence est d’être planté dans un terrain frais et profond. Il est surtout planté isolé pour profiter d’un rideau végétal brise-vent. Le chêne des marais ou Quercus palustris supporte les terrains sableux et secs, bien qu’il préfère les terrains profonds, aérés et limoneux. L’arrosage doit être régulier durant l’été. Son pire ennemi reste le sol compact, de type argileux. Le chêne vert est le plus rencontré sur le littoral puisque c’est la seule espèce à supporter les sols riches en calcaire et secs.
revenir en hautPréventions contre les insectes et les maladies
Le « processionnaire du chêne » est spécifique à cet arbre. Les premiers dégâts sont visibles au niveau des feuilles qui sont rongées petit à petit. La cause : une file de chenilles velues dont seule la destruction des nids ainsi que celle des branches atteintes permet l’éradication. Les poils des chenilles peuvent provoquer chez l’homme ainsi que chez l’animal des réactions allergiques.
Une autre atteinte, moins spécifique cette fois-ci, est l’attaque des cochenilles. Ces dernières sont surtout retrouvées chez le chêne « kermes ». Ils se forment au niveau des rameaux, des tiges et des feuilles des tâches cireuses collées à l’écorce. Après évolution, la fumagine se développe pour produire des champignons noirs et détruit les feuilles. Le remède est l’application d’« anti-cochenille », des produits à base d’huile pour la plupart. A défaut, du vinaigre ou de l’alcool à 60 degrés ou encore de la bière fera l’affaire pour décoller ces cochenilles. L’application se fait au coton pour les feuilles et à la brosse pour l’écorce.
Enfin, quelques conseils pour mener à bien la plantation des chênes : il peut s’avérer nécessaire de pailler la terre au pied de l’arbuste avant l’arrivée de l’hiver. Les sujets les plus jeunes devront être rentrés s’ils sont en pot ou recouverts par une toile contre le froid. Les feuilles mortes des chênes peuvent constituer un excellent terreau réservé aux plantes acidophiles.