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Comment prendre soin de sa plante carnivore ornementale ?

Les plantes carnivores sont des plantes particulièrement différentes des autres catégories de végétaux, tout d'abord par le milieu où elles vivent puis par la nourriture qu’elles consomment. Il existe plusieurs variétés de plantes carnivores qui peuvent être utilisées pour décorer l’intérieur d'une maison. Cependant, certaines règles de base élémentaires doivent être observées pour ne pas tuer la plante. Toutefois, contrairement à de nombreuses idées reçues, les plantes carnivores ne nécessitent pas plus de soin qu’une plante ordinaire.

Les plantes carnivores

Les plantes carnivores sont des végétaux qui pour se nourrir capturent généralement des insectes, des arachnides, des gastéropodes ou des animaux invertébrés. Elles ont la capacité de les décomposer grâce à une sécrétion d’enzymes ou de bactéries. Les éléments nutritifs contenus dans les insectes sont alors assimilés par la plante. Cette technique de survie tient son origine des milieux contenant peu de nutriments dans lesquels les plantes carnivores ont été amenées à survivre. Ainsi, les plantes carnivores sont en réalité des plantes qui se sont tout simplement adaptées à leur milieu naturel en élaborant des pièges pour attraper leur nourriture. Contrairement aux autres végétaux, les plantes carnivores ont besoin de très peu d’éléments nutritifs pour se développer. Par conséquent si vous comptez les cultiver chez vous, placez-les dans un milieu composé des substrats suivants : vermiculite, sable de Loire et perlite. S’il s’agit des espèces marécageuses comme la Drosera, la Dionée et la Sarracenia, mélangez de la tourbe blonde à 70 % et du sable à 30%.

La dionée ou Dionaea muscipula

Egalement appelée gobe-mouche de Vénus ou attrape-mouche, elle est la plante carnivore la plus courante et la seule espèce connue de Dionée. Les deux lobes de sa feuille constituent le piège de la Dionée. Le mouvement de ce piège est actif et sa fermeture est provoquée par six poils sensibles situées sur les faces intérieures. Il faut savoir que le piège ne se referme pas totalement au premier contact avec un insecte. En effet, pour ne pas épuiser inutilement son énergie, la plante carnivore attendra un deuxième frôlement pour confirmer la présence d’un insecte et non d’une feuille par exemple.

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La Drosera

La Drosera compte plus de 130 espèces. Son piège est pourvu de cils ou de queues animées dont le bout est couvert de colle appelée mucilage. La floraison de la Drosera est brève mais chaque tige florifère porte plusieurs fleurs. La Drosera capture sa proie grâce aux gouttes de mucilage situées sur l’extrémité de ses cils. Les insectes sont attirés par la couleur châtoyante des cils dans laquelle ils s’embourbent grâce au mucilage. Plus ils essaient de s’en détacher, plus ils s’y collent. Les cils mobiles se recourbent alors autour de l’insecte pour commencer la digestion. Il arrive parfois que la feuille se déploie carrément sur sa proie pour accentuer sa capture. Lorsque la proie est complètement digérée, les restes de la digestion sont ensuite nettoyés par la pluie, d’où la nécessité de pulvériser la Drosera par une pluie fine lorsqu’elle est utilisée comme plante ornementale.

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La Sarracenia

Il existe huit espèces de Sarracenia et une multitude de variétés hybrides. Les lobes des feuilles de la Sarracenia forment un piège de forme tubulaire. Ce piège est muni d’un capuchon qui ne sert pas à enfermer les proies mais plutôt à les protéger de la pluie. Des glandes secrétant une substance enivrante bordent la pointe du piège. L’insecte se réfugie ainsi sur la plante et descend volontairement au fond du piège après avoir goûté à la substance. Comme le piège est couvert de cils recourbés vers le bas, l’insecte ne pourra plus en sortir. Contrairement à celui de la Dionée, le piège de la Sarracenia est passif, ce qui signifie qu’il ne bouge pas. Les huit espèces de Sarracenia se différencient également par l’aspect de leur piège. En effet, chez la Sarracenia purpurea, il est de couleur rouge vif et croît horizontalement. L’opercule du piège se remplit d’eau après la pluie car il se dresse dans le sens vertical. Le piège de la Sarracenia psittacina ressemble quant à lui à un bec de perroquet qui ne peut attraper que de petits insectes tesl que les moucherons et les fourmis. En ce qui concerne la Sarracenia leucophylla, ses tubes sont mouchetés de blanc et peuvent atteindre 80 cm. Il en est de même pour la Sarracenia flava dont les feuilles dressées atteignent plus de 70 cm de hauteur. Elles sont de couleur jaune-vert et l’opercule de leur piège est strié de rouge. Enfin, la Sarracenia leucophylla possède un piège gonflé poussant dans le sens horizontal comme la Sarracenia purpurea.

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Les Pinguiculas

Les Pinguiculas appelées également Grassette comptent une cinquantaine de variétés et de nombreux hybrides, particulièrement célèbres pour la diversité de leurs fleurs. Leur piège ressemble à une rosette de couleur luisante recouverte de petites gouttes de colle qui permettent de capturer les insectes. Lorsque l’insecte réussit à s’engluer dans la colle, la feuille en forme de rosette va alors s’enrouler autour de sa proie. Toutefois, ces proies sont généralement de petite taille.

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Les Utriculaires ou Utricularia

Les Utricularia se divisent en trois catégories : les terrestres ou les épiphytes et les semi-aquatiques. Le milieu naturel où vivent les utriculaires est un sol gorgé d’eau. Les utriculaires n’ont pas de système radicalaire, ce sont ses feuilles qui forment la partie inférieure de la plante. Ces feuilles sont transformées en piège et se trouvent soit dans le sol, soit dans l’eau. Il est difficile d’observer le piège des utriculaires car il est trop petit. Le terme utriculaire vient du mot « outre » auquel ressemble le piège. Dès qu’une proie est proche de la plante, celle-ci vide son piège pour aspirer la proie qui par la suite est digérée.

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L’entretien des plantes carnivores

Les plantes carnivores nécessitent un entretien particulier de par leur nature différente de celle des autres plantes. Durant le printemps jusqu’en automne, ce type de plante nécessite un arrosage abondant. En été, l’arrosage doit se faire de façon journalière. Par contre en hiver, la plante n’a pas besoin d’être constamment arrosée. Il est conseillé d’utiliser de l’eau douce non minérale pour l’arrosage. Pour le bon développement de la plante, n’hésitez pas à favoriser une forte humidité ambiante. Une plante carnivore n’a pas besoin d’aide pour se nourrir, il est donc inutile de lui fournir de l’engrais ainsi que des insectes ni autres aliments. La fréquence de rempotage dépend généralement de l’état du sol. Dans de bonnes conditions d’entretien, le rempotage devrait se faire tous les 3 à 4 ans. Dans le cas contraire, il sera utile de rempoter tous les ans en veillant à retirer le maximum de racines. Bien qu’il n’est pas primordial de tailler les plantes carnivores, il s’avère toutefois indispensable d’enlever les parties pourries. Pour protéger les plantes du froid hivernal, la taille devra se faire au printemps. Comme toute autre plante, la plante carnivore peut être sujette à des parasites animaux. Pour vous en débarrasser, vous pouvez avoir recours aux produits standards en vente sur le marché en préférant toutefois les produits biologiques et en évitant les bombes aérosols. Pour éviter les germes et autres champignons comme le Botrytis cinerea, il est conseillé d’aérer le local car l’apparition des champignons est souvent liée à un air vicié. Les plantes carnivores sont particulièrement sensibles aux maladies durant l’hiver, il faudra par conséquent en prendre particulièrement soin durant cette période.

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