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Les méthodes culturales pour avoir de magnifiques bambous de jardin et d’intérieur

Si certaines variétés de bambous sont très coriaces et se montrent très peu exigeantes, il faut donner aux autres des soins spécifiques pour qu’ils puissent survivre normalement aux variations climatiques, surtout au gel hivernal. Les bambous ont besoin de la lumière du jour mais pas de la force des rayons solaires, leur développement est très rapide à l’air libre. Lorsque quelques pucerons essaient de freiner cette croissance, ils sont très vite stopper par les coccinelles qui sont de très bons compagnons des bambous.

Le bambou

La majeure partie des bambous est d’origine tropicale. Selon leurs espèces, ils poussent dans les régions tempérées en plein air ou dans les habitations et bureaux pour décoration. Mais, il est nécessaire de connaître les méthodes culturales du bambou pour réussir son jardinage et particulièrement son entretien.

La multiplication du bambou

En dehors de la méthode in-vitro réalisée par des spécialistes de la génétique, on peut procéder à la multiplication du bambou de plusieurs manières. La méthode par éclats, qui est la plus pratique, peut se faire au printemps ou à l’automne. Cette méthode par éclats consiste à choisir une petite touffe de trois ou quatre cannes, isolée des grandes touffes de bambous. Autour de cette dernière, il faut retourner la terre à 30 cm de profondeur pour en extraire la motte à l’aide d’une fourche-bêche. Puis on sectionne les cannes d’un tiers en hauteur, on les replante avant de les lier à un tuteur, puis il faut les arroser et recouvrir le sol de paille. Le bambou se multiplie aussi par rhizome (racine) au mois d’avril : prendre des parties de racines qui ont 2 ou 3 ans, les prélever avec 3 ou 4 yeux, les mettre dans un mélange de sable, de terreau et de tourbe moyennement arrosé et chaud. Le bouturage est une autre méthode de multiplication : couper un petit morceau de bambou avec un seul nœud, le coucher dans un pot de sable mélangé de terreau et de tourbe (matière végétale combustible). Donner du temps nécessaire à l’enracinement du morceau de bambou en veillant à le maintenir entre 25°C le jour et 20°C la nuit. La méthode la moins certaine est celle des graines car les graines de bambous ont très peu de réserves. Elle consiste à mettre des graines de bambou dans une solution d’eau tiède pendant un jour et demi. Répandre ensuite les graines sur un mélange de sable, de terreau et de tourbe. Couvrir le pot par une vitre et placer le tout sous une température de 30°C le jour et 20°C la nuit.

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La plantation du bambou

En plein air, le bambou peut se planter à toute période de l’année mais on obtient de bons résultats si on plante entre janvier et juin. Il est plus facile et moins coûteux de mettre en terre de jeunes plants directement livrés par le spécialiste. Il faut utiliser de préférence les jeunes plants issus des procédés de multiplication qu’on a pu réaliser soi-même. Pour planter, il faut dépoter et suffisamment hydrater la motte de bambou en l’immergeant environ dix minutes dans un seau d’eau tandis qu’on creuse un trou deux fois plus large que la motte. On mélange de la tourbe et du sable à la terre qu’on place au fond du trou, puis on plante notre jeune plant de bambou en écartant si possible les racines sans les blesser. Il ne faut surtout pas griffer la motte de bambou, pour éviter de l’abîmer. En pot (pour le bambou d’intérieur), si le plant de bambou est obtenu par nos propres soins en utilisant l’une des méthodes de multiplication exposées plus haut, on laisse le bambou dans son conditionnement et on l’entretient jusqu’à ce que ses racines débordent du pot avant de procéder à un éventuel rempotage. S’il nous est livré, on procèdera à un rempotage si le plant est à l’étroit dans le pot. Le mélange du rempotage sera fait de terreau, de tourbe et de sable. On suivra alors les mêmes consignes que lors de la plantation en plein air.

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L’entretien du bambou

L’arrosage, la fertilisation du sol, le paillage et la taille ont chacun leur importance dans le développement de la plante. L’arrosage doit être abondant et espacé la première année. La fertilisation se fait par dépôt de fumier au pied de la plante quand l’hiver se termine. A défaut de fumier, on fera un apport d’engrais chimique au printemps et en été, mais pas à l’automne pour ne pas fragiliser les feuilles face au gel. Le besoin en silice sera comblé par dispersion de presles ou de leur purin au pied de la plante. Il faut pailler le sol de débris végétaux afin de maintenir l’humidité du sol et protéger la plante des gelées, cela servira plus tard d’engrais végétal. Ce paillage se fait les 2 ou 3 premières années, les bosquets qui se formeront ensuite vont jouer ce rôle. Par ailleurs, on taillera les cannes sèches entre novembre et avril et la taille se fera entre avril et septembre pour les cannes en croissance. Après une bonne taille, la repousse est superbe.

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Quelques conseils relatifs aux bambous

S’il y a des bambous aux racines stables donc très simples de culture sur des espaces restreints, il y a d’autres qui ont des racines très traçantes. Pour circonscrire leur espace de progression, il faut faire l’une des trois choses suivantes selon le cas qui se présente. Si les bambous se trouvent à proximité d’un voisinage immédiat, comme limite de propriété par exemple, veiller à mettre à 70 cm de profondeur une protection, soit une bâche soit un film épais comme le Bar 70 soit un mur en brique ou en béton, contre l’expansion des racines avant de planter le jeune bambou. En inclinant bien cette protection, les racines sont forcées à ne se répandre que vers l’extérieur. Si le bambou est planté au milieu du gazon ou sur une pelouse à tondre, penser à couper les jeunes pousses à tendance envahissante pour limiter leur développement. Enfin, pour éviter que les bambous ne gênent les autres plantes qui se trouvent aux alentours, faire un fossé de 30 cm environ autour de la touffe de bambous et l’entretenir régulièrement pour limiter les dégâts.

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