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Bien entretenir son prunier pour récolter de beaux fruits

Le prunier, un arbre fruitier de la famille des rosacées, portant le nom botanique Prunus domestica, provient des pays au climat tempéré, comme les régions du Proche-Orient et le Caucase. Il existe en différentes espèces cultivées pour leurs fruits, les prunes, et pour leurs fleurs ornementales, dans le cas des pruniers à fleurs. De grande taille, les pruniers peuvent atteindre 7 mètres de hauteur, et on les reconnaît à leurs fleurs de couleur blanche. La France fait partie des plus gros producteurs de prunes dans le monde, avec l’Italie et l’Allemagne. Le prunier est généralement cultivé dans les zones tempérées et on le multiplie par semis, par bouturage, par greffage ou encore par drageons.

Le Prunier

Le prunier existe en de nombreuses variétés, dont les plus courantes donnent les prunes, les mirabelles, des fruits qui se distinguent par leur petite taille et leur chair aux teintes jaunes-orangées enveloppée sous une peau de la même couleur, les reines-claudes lesquelles se démarquent par leur grosse taille, leur forme sphérique et leur chair de couleur verte, cachée sous une peau aux teintes jaunes violacées ou rosées selon les espèces. Parmi les catégories de reines-claudes, les plus populaires sont la reine-claude verte et la reine-claude d’Oullins, très appréciées en confiture et en conserve. Les quetsches, quant à elles, se reconnaissent à leur forme oblongue et leur couleur violette. Si les mirabelles et les quetsches sont particulièrement exploitées pour la fabrication d’eau-de-vie de prune dans le nord de l’Hexagone, les prunes d’ente ou d’Agen, les prunes Monsieur, les prunes de Prince, les prunes Sainte-Catherine et les prunes Perdrigon sont également très cultivées.

La culture du prunier

Les pruniers font partie des arbres faciles à planter, pouvant s’adapter à toutes variétés de sol, toutefois, pour de meilleurs résultats, il est préférable de les cultiver sur un sol frais et d’humidité moyenne. Pour cela, il est utile d’ameublir à l’avance le sol à l’aide d’un fumier et de le labourer en évitant une culture profonde afin favoriser le développement des racines. Pour le fumier, on peut utiliser de l’engrais organique, des déchets à base de calcaire ou du fumier phosphaté. La plantation se fait généralement de novembre à avril et pour une culture à haute tige, on peut se servir d’une tige haute de 6 mètres ou une demi-tige de 5 mètres, sinon, on peut également utiliser un gobelet pour les petites tiges de 3 mètres. Pour le greffage, on l’effectue sur un prunier sauvage, le Myrobolan plus communément connu sous le nom de prunier de Saint-Jean et sur le prunier de Damas. A cet effet, les techniques les plus utilisées sont la greffe en fente et la greffe en écusson à œil dormant. La greffe est pratiquée vers fin juillet début août, pour éviter la gommose ou la production de gomme, la perte de sève étant précoce chez les pruniers. Pour le trou, une cavité de 50 cm de circonférence, d’une profondeur de 80 cm, au fond duquel on verse un mélange de terre et de fumier, suffit. Par ailleurs, la disposition des graines en quinconce permet de gagner de la surface, sachant que chaque pied a besoin d’environ 40 m² pour bien se développer.

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Assurer le développement du prunier

Pour favoriser sa croissance, le prunier doit être arrosé particulièrement au cours de l’année qui suit sa plantation et durant les saisons sèches. Afin d’optimiser son rendement, il est utile de fertiliser le sol où il est cultivé pendant la période de floraison avec de l’engrais conçu pour les arbres fruitiers. Il faut aussi le protéger des insectes nuisibles tels que le puceron, la cochenille et le carpocapse à l’aide d’insecticide. L’utilisation d’antimycosiques le préservera également des champignons, des cloques, du plomb, de la rouille et de la moniliose. Par ailleurs, le pou de San José, une cochenille qui ronge particulièrement le tronc de l’arbre, peut tuer les jeunes pousses non soignées. Ainsi, pour l’éliminer, on applique de l’huile blanche sur le tronc de la plante pendant l’hiver, à deux reprises espacées de deux semaines. La cétoine, quant à elle, est un insecte poilu qui se manifeste lors des périodes très chaudes. Pour l’éloigner, on place des récipients remplis d’eau aux branches de l’arbre. Enfin, soulignons qu’il est utile d’ameublir fréquemment la terre qui entoure le pied du prunier afin d’éliminer les mauvaises herbes et pour que ses racines superficielles bénéficient des apports nécessaires en eau et en nutriments.

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Conseils pour l’entretien des pruniers

Pour mieux restructurer la forme arrondie qu’il aura prise, il est utile de tailler le prunier vers la fin de l’année de sa plantation. A cet effet, on coupe les plus vieux branchages à une longueur de 30 cm ou à la moitié de la taille des nouvelles ramures. Une fois que l’arbre aura atteint ses 3 ans et que ses branches seront assez abondantes, on taille les plus longues à une longueur de 50 cm. Pour éviter les risques de gommose, cette opération est à effectuer vers le mois de septembre, période où la sève de l’arbre s’écoule, et afin de favoriser la cicatrisation des branches, on se sert d’un mastic. Les fruits, qui se reproduisent de manière abondante chez le prunier, sont susceptibles d’alourdir les ramures de l’arbre, aussi, pour que ces dernières ne se rompent, il est utile de les soutenir avec un tuteur, ou récolter directement quelques prunes pour les alléger. Dans le cas où le prunier ne produise pas de fruits, ce qui est habituel chez les espèces d’arbres fruitiers dits autostériles, on le fertilise avec de l’engrais et on en cultive un autre à ses alentours pour servir de facteur de pollinisation.

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