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Conseils pratiques pour la plantation et l’entretien du cotonéaster

Comme il existe plusieurs espèces de cotonéaster, environ 200 espèces, l’utilisation de cet arbre est multiple. La taille d’un cotonéaster varie entre 20 cm et 5 m de hauteur et de 2 à 4 m de largeur, selon l’espèce. Il peut être planté en arbre isolé mais il est souvent utilisé pour la constitution d’une haie basse ou haute, qu’elle soit libre ou taillée. Le cotonéaster peut servir de couvre-sols pour les espèces rampantes ou de renforcement de talus. On peut le planter dans les rocailles et dans le jardin à des fins ornementales. Les fruits de certaines espèces donnent au printemps des baies rouge orangé ou rouge vif à l’automne qui confèrent une allure éclatante à leur environnement.

Le cotonéaster

Le cotonéaster est une plante tout terrain qui s’adapte aussi bien dans un milieu ensoleillé qu’ombragé, dans une terre franche que dans un milieu humide, près d’un bassin ou dans un terrain légèrement calcaire ou argileux. Il existe plusieurs méthodes pour planter cet arbuste très résistant qui ne demande pas de soins particuliers.

Plantation des cotonéasters

La meilleure saison pour planter des cotonéasters est l’automne. Cette période de l’année favorise l’enracinement des jeunes plants qui résistent bien à la rigueur de l’hiver. Toutefois, on peut le faire au printemps. En principe, deux procédés sont utilisés pour planter le cotonéaster : le semis et le bouturage. On peut aussi pratiquer le marcottage par couchage qui consiste à mettre une tige en contact avec le sol afin que des racines se développent. Il existe deux types de semis pour planter les cotonéaster. Le semis direct consiste à mettre des graines dans la terre pleine après stratification. On dépose les graines dans des trous préalablement aménagés de terre avec des engrais chimiques ou du compost. La germination est souvent très lente. Le semis en pépinière consiste à faire pousser les graines dans des petits sacs en plastique. C’est la pratique courante si l’on veut obtenir des plants robustes et sains et faire une sélection des meilleurs plants. Au bout de quelques jours, les graines donnent des jeunes plants qui seront replantés dans leurs lieux de destination tels que les talus, les rocailles ou les jardins. On peut également les replanter en bac ou en pot.

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Replantage et rempotage

Avant tout replantage le fond du trou doit être bien curé et remblayé avec de la terre de surface mélangée à du terreau. Prenez soin d’enlever le petit sac en plastique qui entoure la motte. Trempez impérativement les racines de l’arbuste dans de la boue avant la mise en terre. Il faut également bien étaler les racines au fond du trou et reboucher le trou en tassant la terre. Pendant la première année de plantation, il est indispensable d’arroser régulièrement les plants.

La plantation en pot permet une culture ornementale des cotonéasters : les bonsaïs. Mais elle exige une maintenance périodique de son support par le rempotage. Ce procédé, à réaliser en automne ou en hiver, consiste à changer le pot tous les 2 à 3 ans. La capacité du pot doit être d’environ 3 litres avec 30 à 50 cm de hauteur. La terre qu’il contient doit être renouvelée et additionnée de terreau. Des engrais liquides peuvent être utilisés pour les arbres et les arbustes d’ornement. Il faut également arroser copieusement le pot durant quelques temps.

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Les variétés de cotonéaster

Il existe environ 200 espèces de cotonéaster Du point de vue botanique, on peut classer les cotonéasters en deux grandes sections selon la morphologie des pétales : les orthopétalées à pétales dressés et les chaenopétalées à pétales étalées ou orbiculaires. On peut distinguer les cotonéasters d’après leur port qui peut être dense et étalé, arrondi et étalé, ou rampant. Les cotonéasters à port rampant, tels que les cotonéasters Microphylla et Horizontalis, font de belles plantes de couvre-sols. A maturité, ils ne dépassent pas 80 cm de haut avec un étalement de 2 m. Dans les jardins, ils sont très décoratifs avec des rameaux retombants portant de nombreux fruits, comme chez le cotonéaster Franchetii.

On distingue aussi les variétés de cotonéasters selon que leur feuillage soit caduc ou persistant. Les variétés au feuillage caduc, tel le cotonéaster horizontalis, doivent être taillées au printemps ou en hiver, après la chute des baies, pour garder un port harmonieux et équilibré. Pour ce faire, on utilise un sécateur ou des cisailles et on coupe les branches à 1/3 de leur longueur. Les variétés à feuillage persistant, qui sont souvent à croissance rapide et résistants à l’hiver, sont destinées à la haie. Leur taille varie entre 2 m et 5 m de haut. Toutefois, les haies basses à base de cotonéaster franchetii persistant peuvent être rabattues jusqu’à 50 cm au printemps.

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Entretien du cotonéaster

Le cotonéaster est une plante vivace qui n’a aucune maladie particulière. Comme toutes les plantes, il n’est pas à l’abri de l’invasion des parasites et des insectes nuisibles, tels les pucerons et les cochenilles. Ces parasites piquent les tiges ou les feuilles et sucent la sève. Ce qui entraîne le dessèchement et l’affaiblissement de la plante ainsi que la détérioration des fruits. Dans ce cas, il faut procéder au traitement par un insecticide à base de malathion. L’ennemie du cotonéaster est la bactérie Erwinia amylovora appelée « feu bactérien » qui peut entraîner le dessèchement de tout l’arbuste atteint. En cas d’échec des traitements classiques, il faut supprimer le bois malade. Si cette solution est encore inefficace, l’arbuste doit être détruit et brûlé.

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