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Poser un escalier droit : des montages ludiques et instructifs

En général, poser un escalier doit débuter par le bas et finir par le haut, qu’il soit droit, hélicoïdal ou escamotable. On peut en outre opter pour la pose d’un escalier en bois ou en aluminium, ou encore livré en pièces détachées comportant tous les éléments avec les points d’assemblage. L'une des conditions à remplir est que la trémie, qui est une ouverture dans le plafond conçue pour recevoir l’escalier, doit être aménagée avant de poser celui-ci.



Poser un escalier

La forme d’un escalier permettant d’accéder à un étage supérieur dépend de la surface d’occupation. Sachez cependant que même si un escalier droit est simple, il prend de la place, un escalier hélicoïdal occupe peu d’espace mais n’est pas très fonctionnel, tandis que l’escalier escamotable est pratique, mais pas très esthétique.

Les outils à utiliser pour poser un escalier

Les outils nécessaires pour poser un escalier sont ceux d’un menuisier, incluant :

  • des tournevis
  • un maillet en bois
  • une mallette de clés à douilles
  • une scie sauteuse électrique
  • une scie circulaire électrique
  • un niveau à bulles
  • et une boîte de colle à bois
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Lexique usuel

Le développé est la base du triangle formé par l’escalier, s’il est réduit, la pente devient plus raide. Pour obtenir un développé intéressant, il faut diviser la hauteur totale par 17 cm et obtenir le nombre de marches qu’il faut. Si on n’a pas un nombre entier, mettre l’escalier sur un socle approprié. L’emmarchement est la largeur d’une marche de 60 cm à 120 cm. Le mieux, c’est que deux personnes puissent se croiser. Le pas est la profondeur d’une marche comprenant le giron et le nez, il est compris entre 25 et 35 cm.

Le nez est la bordure d’une marche dépassant la hauteur de la contremarche. Le giron est la profondeur mesurée à partir de la contremarche. Les limons sont les pièces latérales portant les marches et les balustres. Les balustres sont les pièces verticales qui supportent la main courante. L’échappée minimale de 2 m est la distance entre une marche par rapport au plafond, de façon à ce que la tête ne le heurte pas. Un palier est une marche plus profonde que les autres, placée à la 15ème ou à la 18ème.

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Montage d’un escalier droit

Les limons doivent comporter des entailles pour recevoir les marches. Celles-ci sont assemblées, et enfoncées à l’aide du maillet en bois. Ne jamais frapper directement sur les pièces à réunir mais sur un morceau de bois s’appliquant à ces pièces. Enduire de colle de bois les pièces à assembler. Mettre l’escalier en position, caler-le par un étayage qu’on ne doit démonter qu’après fixation définitive.

Vérifier l’horizontalité de la première marche en plaçant dessus un niveau à bulles. Au cas où un limon s’applique à un mur, fixer celui-ci avec des équerres métalliques. Monter les balustres en faisant entrer les tenons des limons et renforcer à l’aide de boulons. Les mains courantes sont ensuite montées sur les balustres. Du côté d’un mur, la main courante doit être montée à l’aide de supports métalliques l’écartant de ce mur. La finition consiste à serrer toutes les vis et tous les boulons.

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Montage d’un escalier hélicoïdal

Un escalier hélicoïdal est monté autour d’un axe central métallique, fixé solidement au sol à l’aide de boulons. Un morceau de caoutchouc est inséré entre le sol et la plaque de fixation comme isolant acoustique. Les marches, de forme trapézoïdale, tournent autour de cet axe en s’insérant par le côté étroit. La hauteur entre deux marches est marquée par une bague intercalaire. En général, il n’existe pas de contremarche. Par son côté élargi, les marches sont reliées entre elles à l’aide d’un boulon garni d’un tube de même hauteur que la bague.

Placer un support de chevron faisant office d’étayage sous chaque marche, car c’est la main courante fixée en dernier qui va constituer le support final. Lors de la fixation de celle-ci, faire tourner les marches pour placer correctement la dernière. Les balustres sont fixées sur le côté élargi des marches, et pour le faire, il faut l’aide d’une autre personne. C’est seulement après que le serrage final des marches s’effectue. Pour plus de sécurité, la pose d’une balustrade au niveau de la trémie est nécessaire. Elle sera fixée au plancher de l’étage supérieur et fait office de renfort de toute la construction. Enfin, recouvrir les nez des marches d’une bande collante antidérapante.

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Montage d’un escalier escamotable

Un escalier escamotable est formé de deux ou trois parties qui se plient sur elles-mêmes afin de s’encastrer dans la trémie. Aussi, le travail le plus important est l’aménagement d’une cage dans la trémie pour le rangement. Après avoir pris les mesures correctement, découper le plancher de l’étage supérieur à l’aide d’une scie sauteuse. Prendre soin de le faire, pour une longueur, le long d’une solive existante qui constituera déjà le premier support. Former un cadre solide en plaçant des traverses. S’il s’avère nécessaire de couper une solive, placer d’abord deux chevêtres aux deux extrémités de la trémie.

Ces pièces vont être clouées solidement aux solives restantes, et l’une d’elle va constituer le support principal de la construction, c’est sur elle que seront montées les paumelles de l’escalier. Tous les découpages sont faits après que l’équerrage soit correctement effectué, et que le sciage suive les traçages préalables. Fixer le caisson de l’escalier en le clouant ou en le vissant aux solives et aux chevêtres. Poser l’escalier tout en respectant l’horizontalité, utiliser un niveau à bulles et une équerre. Enfin, vérifier le bon fonctionnement de l’ouverture et de la fermeture avec la barre de manoeuvre.

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